En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour assurer le bon fonctionnement de nos services.
En savoir plus

Arts plastiques

Tous les articles (6)
  • Projet Ecureuil 2017/2018

    Par JEAN PHILIPPE BONNAFOUX, publié le mardi 22 mai 2018 13:41 - Mis à jour le lundi 28 mai 2018 11:17
    Exposition des travaux d’élèves à la galerie Fondation Caisse d’Epargne, place du Capitole du 11 mai au 16 juin 2018.
  • Le Cubisme

    Par JEAN PHILIPPE BONNAFOUX, publié le vendredi 19 octobre 2012 10:36 - Mis à jour le vendredi 19 octobre 2012 10:36

    LE CUBISME

     

    Le Cubisme est sans doute le mouvement le plus décisif de l’histoire de l’art moderne. Héritant des recherches de Cézanne sur la création d’un espace pictural qui ne soit plus une simple imitation du réel, et des arts primitifs qui remettent en cause la tradition occidentale, le Cubisme bouleverse la notion de représentation dans l’art. Comme le dit John Golding, historien de l’art et spécialiste de ce mouvement,

    « le cubisme est un langage pictural absolument original, une façon d’aborder le monde totalement neuve, et une théorie esthétique conceptualisée. On comprend qu’il ait pu imprimer une nouvelle direction à toute la peinture moderne »


     

    Le Cubisme comprend plusieurs étapes.

    Les protagonistes du mouvement conduisent d’abord une recherche qui pose la question de l’unité de la toile et du traitement des volumes en deux dimensions. Cette première phase du Cubisme, nommée Cubisme cézannien, se situe entre 1908 et 1910.

    Une fois conquise l’autonomie du tableau, la question de l’espace se précise, pour devenir une sorte de déconstruction du processus perceptif. Cette étape appelée Cubisme analytique se poursuit jusqu’en 1912.

    Enfin, après avoir frôlé l’abstraction et l’hermétisme, les artistes réintroduisent des signes de lisibilité dans l’espace de la toile, des éléments issus du quotidien, des papiers et objets collés, orientant ainsi le Cubisme vers une réflexion esthétique sur les différents niveaux de référence au réel. Cette dernière étape a été baptisée Cubisme synthétique.

    Les deux premières phases sont menées par Georges Braque et Pablo Picasso qui, voisins à Montmartre dans les ateliers du Bateau-Lavoir, travaillent en étroite collaboration. Ils sont rejoints par Juan Gris en 1911 et le sculpteur Henri Laurens en 1915.

    Le cubisme se caractérise par une multiplicité de points de vue. Ainsi un même objet pourra être vu à la fois de face, de profil ou en encore de l'intérieur. Picasso déclare à ce sujet: « je ne peins pas ce que je vois mais ce que je sais. »

     

       

     G. Braque; compotier et cartes 1913      Henri Laurens; bouteille et verre 1918

                                                                  huile, crayon et fusain/ toile                       bois et tôle de fer polychrome

     

  • Le Fauvisme

    Par JEAN PHILIPPE BONNAFOUX, publié le vendredi 19 octobre 2012 10:34 - Mis à jour le vendredi 19 octobre 2012 10:34

    Un nom né du scandale
    18 octobre 1905 : Emile Loubet, président de la République, refuse d’inaugurer le troisième salon d’automne qui s’ouvre au Grand Palais. La cause : la salle VII, qui réunit les toiles de Camoin, Derain, Manguin, Marquet, Matisse et Vlaminck, est jugée inacceptable par l’ensemble des critiques. On parle de « bariolages informes », de « brosses en délire », « de mélange de cire à bouteille et de plumes de perroquet ».

    Plus particulièrement attaquée, La femme au chapeau de Matisse, quand elle ne fait pas rire, attire les foudres et les commentaires les plus virulents. Un buste placé au centre de la pièce fait alors écrire à Louis Vauxcelles : « C’est Donatello parmi les fauves ». La formule plaît tellement que la salle est bientôt rebaptisée « la cage aux fauves ». Par extension, les artistes y ayant exposé sont assimilés à cette expression et leur peinture est qualifiée de « fauviste ».

    Premier véritable scandale artistique du XXesiècle, le fauvisme ouvre le bal des avant-gardes.

    Bien que certains des artistes de la salle VII aient pratiqué ensemble la peinture (Matisse et Derain à Collioure, pendant l’été 1905), aucun n’a jamais revendiqué une quelconque appartenance à un mouvement constitué et régi par des principes qu’ils auraient édictés collégialement En revanche, il est vrai que beaucoup se connaissaient et que certains, liés d’amitié, échangeaient fréquemment sur l’avancée de leur travail.

    L’explosion de la couleur et la liberté d’expression
    Et, en effet, s’il est une caractéristique commune à tous ces peintres, c’est bien l’utilisation d’une couleur libérée, explosive, violente. Tous sont directement marqués par la génération précédente. Ils tirent les leçons de Van Gogh dont ils retiennent l’acidité chromatique et la vigueur du coup de pinceau. Ils s’inspirent aussi de Gauguin, auquel ils empruntent l’ombre colorée, et de Seurat, qui ils doivent la touche divisée et la valeur constructive de la toile laissée vierge.

    Qu’il s’agisse de paysages ou de scènes urbaines , de portraits d’artistes ou de figures , la peinture fauviste affirme avant tout une profonde liberté de représentation et une mise à distance du principe de ressemblance. Au moment où le cubisme explore la structuration de l’espace de la toile en lignes et en facettes, le fauvisme engage une expérimentation moderne de la couleur qui sera largement reconduite au cours du XXe siècle.

     

       

  • Ernest Pignon Ernest

    Par JEAN PHILIPPE BONNAFOUX, publié le vendredi 19 octobre 2012 10:33 - Mis à jour le vendredi 19 octobre 2012 10:33

    par Jean-Philippe Bonnafoux le 17 octobre 2012 à 10:29

     

     

         

     

     

     

    ERNEST PIGNON ERNEST

    « Derrière la vitre »

    série des cabines téléphoniques

     

     

    Avec la série des cabines, Ernest Pignon Ernest utilise l'espace clos et vitrée des cabines téléphoniques des villes de Lyon et de Paris, dans lesquelles il colle les dessins de personnages debout, accroupis ou assis, confrontés à leur solitude, leur enfermement, dans un lieu qui est pourtant paradoxalement dévolu à la communication. Ces cages de verre sur lesquelles se reflètent les lumières de la ville ( les sites ont été soigneusement choisis par l'artiste en raison justement de leur environnement lumineux) deviennent alors tout à la fois des matériaux plastiques et des espaces théâtraux ou se jouent des tragédies personnellles.

     

    Pour réaliser ses œuvres, EPE a souvent recours à du papier fin assez pauvre. Exposées à l'extérieur, ses œuvres évoluent avec le temps. Elles sont dégradées peu à peu par les intempéries et l'intervention des spectateurs. Ce sont donc autant des dessins éphémères qui réhabilitent pour un temps la mémoire et la charge symbolique d'un lieu ou d'un groupe social, et qui vivent au rythme des gens qui les croisent. L' œuvre elle même, n'ayant qu'une existence éphémère et provisoire, ce sont les nombreux dessins préparatoires ainsi que les photos des oeuvres réalisées in-situ qui témoigneront de son existence.

     

    «  Mes sérigraphies sont imprimées sur du papier journal, chute de rotative. Quand on rencontre dans la rue cette pauvreté, cette vulnérabilité du papier est évidente. Même implicitement, quand on découvre le dessin, on en perçoit le caractère éphémère, la fragilité. Sa disparition est inscrite dans l 'image même, elle est comme une composante même du dessin. Si le dessin a ému, la perception simultanée de sa disparition programmée doit la rendre plus troublante. » EPE

  • POP ART

    Par JEAN PHILIPPE BONNAFOUX, publié le vendredi 19 octobre 2012 10:31 - Mis à jour le vendredi 19 octobre 2012 10:31

     

     

    James Rosenquist, President Elect, 1960-1961.
    (Le Président élu)
    Triptyque, huile sur isorel
    228 x 366 cm

     

    Rosenquist a très vite trouvé son identité d'artiste : des formats immenses, une manière de peindre à larges et souples coups de brosse, des couleurs vives mais presque toujours éclaircies de blanc qui donnent un effet de profondeur et d'ambiguïté, effet qu'il recherche aussi dans ses brusques ruptures d'échelle apprises de son métier passé de peintre industriel.


     

    President Elect est l'une de ses rares œuvres directement inspirées des affiches publicitaires. Kennedy était alors une image d'optimisme pour les Etats-Unis, le gâteau et la voiture, les signes tangibles de cette nouvelle ère de prospérité.
    Cependant, l'originalité de Rosenquist s'y décèle déjà : division tripartite de la surface, qui rompt la monotonie de l'image et permet de multiplier les points de vue et les significations, ondoiement de la lumière sur le visage du Président, travail en grisaille pour les mains qui se greffent comme des apparitions, où certains ont pu voir une influence du Surréalisme, niée par l'artiste lui-même.


     

    POP ART

    Le pop art est un courant artistiques des années 1950/60 qui s 'est développé aux USA et en Angleterre. Très influencé par la société de consommation, la publicité et la bande dessinée c'est un art essentiellement figuratif. Il se caractérise généralement par des sujets liés à la société de l'époque qu'il traite souvent de manière ironique.

    Sur le plan stylistique le pop art se distingue par l'utilisation de grands formats, des contrastes colorés importants et l'utilisation de couleurs vives appliquées le plus souvent en aplats. L'utilisation du hors d'échelle (issu de la publicité) est également une pratique très courante.

    Parmi les artistes les plus importants on peut citer; Claes Oldenburg, Jim Dine, Richard Hamilton, Roy Lichtenstein, Andy Warhol, James Rosenquist, et Tom Wesselman.


     

Trier par
Catégories
Aucune catégorie définie
Auteurs