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  • La renaissance

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    Par JEAN PHILIPPE BONNAFOUX, publié le vendredi 19 octobre 2012 13:56 - Mis à jour le mercredi 17 septembre 2014 16:57

    HISTOIRE DES ARTS

    Arts visuels

     

    La renaissance


     

    Un des aspects essentiels de la Renaissance en tant que période est un renouvellement artistique important dans toute l' Europe après le Moyen Age.



     

    Il est couramment admis que la Renaissance artistique commence en Italie au XVe siècle puis se diffuse dans le reste du continent, à des rythmes et des degrés différents selon la .géographie

    La Renaissance ne constitue pas un retour en arrière : les techniques nouvelles, le nouveau contexte politique, social et scientifique permettent aux artistes d'innover. Pour la première fois, l'art

    pénètre dans la sphère du privé : les œuvres ne sont plus seulement commandées par le pouvoir religieux ou séculier, mais entrent dans les maisons bourgeoises.

    Alors qu'au Moyen Âge la création artistique était essentiellement tournée vers la religion chrétienne, la Renaissance artistique puise son inspiration dans les thèmes humanistes (tolérance, liberté de pensée, paix, éducation visant l'épanouissement de l'individu, etc.) et dans la mythologie antique. Les peintres et les sculpteurs n'hésitent plus à représenter la beauté des corps humains dénudés.

    L'avancée des sciences profite aux arts : tout au long du ,XVe siècle les peintres maîtrisent de mieux en mieux la perspective linéaire et les proportions. Au ,XIVe siècle l'apparition de la peinture àl'huile donne plus de profondeur aux œuvres. L'emploi de toiles remplace peu à peu le support en bois. Léonard de Vinci réalise la Joconde avec des effets de sfumato. L'invention de l'imprimerie au milieu du XVe siècle ainsi que les nouvelles techniques de gravure (xylographie) autorisent la reproduction et la diffusion d'œuvres sur tout le continent. Les estampes se multiplient dans les livres et remplacent les précieuses enluminures des manuscrits médiévaux

            

    Léonard de Vinci: La Joconde 1503 L'homme de Vitruve; dessin 1485

    Musée du Louvre Paris.

     

     

    Cathédrale de Florence Vue en coupe de la coupole

    Giotto puis Brunelleschi pour la coupole.

       

     

    MICHEL-ANGE: la création d'Adam                     

                                                                                           David; 1501-1504 sculpture en marbre

    Détail plafond de la chapelle sixtine à Rome.

    1508-1512

     

  • Le moyen age

    Par JEAN PHILIPPE BONNAFOUX, publié le lundi 24 septembre 2012 09:18 - Mis à jour le jeudi 16 janvier 2014 14:03

     

    On désigne sous ce nom la période de quelque mille ans qui va de la chute de Rome à celle de Constantinople.

    Les trois premiers siècles appartiennent à ce que l'on appelle l'« Antiquité tardive » où se réalise l'unité religieuse et économique de l'espace méditerranéen sous l'égide du christianisme

    les conquêtes arabo-islamiques des successeurs de Mahomet y mettent fin. Au Xe s., les héritiers de Charlemagne perdent l'autorité sur leurs royaumes. Cet éclatement du pouvoir carolingien donne naissance à la période dite de « la féodalité », qui consiste en un réseau de liens de dépendance entre le seigneur et son vassal. Dans ses châteaux forts, la noblesse développe son mode de vie (chasse, tournois) et cultive ses valeurs (chevalerie), et l'Église dicte ses règles, ses interdits et ses modes de pensée (scolastique).

    C'est à cette époque qu'ont lieu les premières croisades en Terre sainte et qu'en Espagne débute la Reconquista.

    Le XIIe s. connaît un grand essor économique. Les campagnes sont le lieu d'une production en hausse. Les paysans, libres (vilains) ou non (serfs), y participent grâce aux progrès de la production dus aux innovations techniques (charrues à soc, moulins, assolement triennal). Ce « beau Moyen Âge » est marqué par une convergence de dynamiques démographique, technique (textile et artisanat), économique (diffusion de la monnaie) et commercial (nouvelles routes). L'érection des cathédrales est symbolique de l'essor d'une société où s'affirme le pouvoir royal et émerge une classe nouvelle de marchands et de banquiers, la bourgeoisie. Avec la guerre de Cent Ans, le XIVe et le XVe s. s'accompagnent de crises et de pillages auxquelles s'ajoutent les affres des épidémies (Grande Peste).

     

    ARCHITECTURE

    L'architecture romane de France ne forme pas une unité incontestable, mais elle comporte un grand nombre d'écoles régionales qui se distinguent parfois très nettement les unes des autres. Pourtant, elle manifeste une vitalité dont l'influence se fera sentir diversement dans la plupart des pays d'Europe.

    Les pélerinages répandent le style français en Espagne tandis que les croisades donnent naissance aux églises franco-romanes de Syrie et de Palestine. Les Normands imposent leurs constructions en Angleterre. L'architecture particulière aux ordres monastiques de Cluny et de Cîteaux est imitée presque partout en Europe occidentale, méridionale et centrale.

    Réciproquement, certains styles étrangers pénètrent sur le territoire français. Les caractéristiques de l'art Ottonien règnent dans le Nord-Est; l'Alsace et la Lorraine n'appartiennent pas au domaine architectural français mais au domaine rhénan. Les influences mozarabes s'étendent dans le Sud-Ouest et en Auvergne,  celles de la région catalane se trahissent en pays frontalier. En Provence et dans la vallée du Rhône , on trouve des campaniles lombards et des portails émiliens pourvus de lions porte-colonnes.

    Nevers, l'église Saint-Étienne

    Nevers, l'église Saint-Étienne

    Plan et écorché de l'église Saint-Étienne, à Nevers (Nièvre). Art roman, seconde moitié du XIe siècle.

     

    LE VITRAIL

    Le vitrail est une composition décorative formée de pièces de verre coloré. Depuis le début du Moyen Âge, ces pièces sont assemblées par des baguettes de plomb. Ce procédé, bien qu'aujourd'hui toujours dominant, n'est pas le seul en usage: d'autres techniques, telles que celles du ruban de cuivre. Le verre coloré a été produit depuis les époques les plus reculées. Tant les Egyptiens que les Romains ont excellé dans la fabrication de petits objets de verre coloré. Dans les premières églises chrétiennes du IVe et du Ve siècles, on peut encore observer de nombreuses ouvertures occultées par des motifs en très fines feuilles d'albâtre serties dans des cadres en bois, donnant un effet de vitrail primitif. Des effets semblables ont été atteints avec une plus grande sophistication par des créateurs musulmans en Asie mineure en utilisant le verre coloré en lieu et place de la pierre.

    En tant que forme artistique, la technique du vitrail atteint sa plénitude au Moyen Âge. Durant les périodes romane et gothique primitif (950 à 1240), les ouvertures se développèrent exigeant de plus grandes surfaces vitrées. La stabilité était assurée par de robustes cadres de fer. Ces modèles sont encore visibles dans la cathédrale de Chartres et à l'extrémité orientale de la nef de la cathédrale de Canterbury.

    Avec le développement ornemental de l'architecture gothique, les ouvertures devinrent de plus en plus grandes, améliorant l'éclairage des intérieurs. L'architecture gothique innova en introduisant un cloisonnement des fenêtres par des piliers verticaux et des motifs de pierre. La complexité de ces ouvertures atteignit son apogée dans les immenses baies du style flamboyant européen.

    Intégrés à la tendance à l'élévation verticale des cathédrales et des églises paroissiales, les vitraux devinrent des créations de plus en plus audacieuses. La forme circulaire, ou rosace développée en France, évolua à partir de percements relativement simples dans les parois de pierre jusqu'aux immenses rosaces, comme celle du fronton ouest de la cathédrale de Chartres. Ces modèles atteignirent une énorme complexité, la dentelle de pierre étant ramifiée en centaines de différents points, comme dans la Sainte-Chapelle à Paris.

     

  • Bruegel

    Par JEAN PHILIPPE BONNAFOUX, publié le mercredi 17 octobre 2012 09:50 - Mis à jour le mardi 13 novembre 2012 14:47

     

    Histoire des arts

    Niveau 5°

    Pieter BRUEGEL ( dit l'ancien ) 1525-1569

    Contemporain de Titien, Véronèse ou Michel-Ange, la renommée de Bruegel n'est pas, de son vivant, égale à celle de ces maîtres italiens. Aujourd'hui, il est considéré comme l'un des plus grands maîtres flamands de la Renaissance. Bruegel est instruit, mais probablement pas érudit. En revanche, il ne se limite pas à être Bruegel le paysan ou Pieter le drôle, comme on l'a surnommé de son vivant. Si Bruegel aimait se mêler, déguisé, aux noces paysannes, ce n'est pas seulement par goût pour cette distraction. C'est surtout par une volonté d'observation et d'étude.

    La parabole des aveugles
    1568 Détrempe sur toile, 86 x 154 cm.
    Galerie nationale de Capodimonte, Naples.

    Le titre "La Parabole des Aveugles" se réfère à la parabole du Christ adressée aux Pharisiens: "Si un aveugle guide un aveugle, tous les deux tomberont dans un trou".

    Dans cette toile, Bruegel étudie le mouvement de la chute, en le décomposant en six phases distinctes. Ce rang en désordre et en diagonale, ces corps qui perdent l'équilibre, ces visages "levés au ciel" forment un ensemble émouvant. Les couleurs sourdes dans la gamme des gris et verts éteints, sur un fond lumineux qui baigne inutilement les aveugles, rendent cette scène particulièrement cruelle.

    Contemple-les, mon âme; ils sont vraiment affreux!

    Pareils aux mannequins; vaguement ridicules;
    Terribles, singuliers comme les somnambules;

    Dardant on ne sait où leurs globes ténébreux.

    Leurs yeux, d'où la divine étincelle est partie,
    Comme s'ils regardaient au loin, restent levés
    Au ciel; on ne les voit jamais vers les pavés
    Pencher rêveusement leur tête appesantie."

    Baudelaire, Les Aveugles (extrait)

    Autoportrait 1565


     

     

     

  • David et Goliath

    Par JEAN PHILIPPE BONNAFOUX, publié le vendredi 21 septembre 2012 11:15 - Mis à jour le lundi 12 novembre 2012 14:48

     

    DAVID ET GOLIATH
     
     
    Le récit décrit Goliath comme étant un géant d'une taille « de six coudées et un empan » soit environ 2,80 m, avec une cotte de mailles en cuivre d'une masse de « 5 000 sicles » soit 57 kg, et la lame en fer de sa lance de « 600 sicles » soit de plus de 6 kg.
    Goliath sortit du camp philistin et mit l'armée d' Israël au défi de trouver un homme suffisamment fort pour faire un combat déterminant l'issue du conflit entre les deux nations. Cette provocation fut réitérée pendant 40 jours, matin et soir dans la vallée d’Elah. Finalement, David, jeune berger agréé par Dieu, releva le défi lancé par Goliath. Après avoir déclaré qu'il venait contre lui avec l'appui de Dieu, David lui jeta une pierre avec sa fronde. Celle-ci s'enfonça dans le front de Goliath qui tomba à terre. David lui prit son épée et acheva le géant en lui coupant la tête.
    Saül donne à David son équipement de guerre. Il lui met son casque de bronze sur la tête et il l'habille de sa cuirasse.
    David met encore l'épée de Saül par-dessus la cuirasse. Il essaie d'avancer, mais il n'y arrive pas. En effet, il n'est pas habitué à cet équipement. Alors il dit à Saül: « Avec tout cela, je ne peux pas marcher, je n'ai pas l'habitude. » Et il enlève l'équipement de Saül.
    David prend son bâton et il va choisir cinq pierres bien lisses au bord du torrent. Il les met dans son sac de berger. Il prend sa fronde dans sa main et s'avance vers Goliath.
    Goliath s'approche petit à petit de David. L'homme qui porte son bouclier marche devant lui.
    Goliath regarde David. Quand il le voit, il le juge comme un petit rien-du-tout. En effet, David est encore jeune. Il a le teint clair et un beau visage.
    Goliath se remet à marcher vers David. Alors David court très vite vers Goliath sur le terrain du combat.
    Il prend une pierre dans son sac. Il la lance avec sa fronde, et la pierre va frapper le front de Goliath. Elle s'enfonce dans son front, et Goliath tombe, le visage contre le sol.
    Ainsi, avec une fronde et une pierre, David a été plus fort que Goliath le Philistin. Il l'a fait tomber et il l'a tué, sans épée.
    David court et s'arrête près de Goliath. Il tire l'épée de Goliath de son étui et il lui coupe la tête. Alors, quand les Philistins voient que leur champion est mort, ils se mettent à fuir.
     

    Gebhard FUGEL: david et Goliath

  • Ulysse et le Cyclope

    Par JEAN PHILIPPE BONNAFOUX, publié le vendredi 21 septembre 2012 11:11 - Mis à jour le mercredi 17 octobre 2012 09:56

     

    Après avoir quitté les Lotophages, Ulysse arrive sur une petite île en face de la terre des Cyclopes. Ayant passé là une journée à festoyer et à se reposer, il y laisse la plupart de ses compagnons tandis qu'avec son seul navire et quelques camarades, il va reconnaître l'île où demeurent les Cyclopes.

    Les Cyclopes sont de monstrueux géants pourvus d'un oeil unique, qui vivent loin de tout dans le creux des montagnes, élevant des chèvres et des moutons. Ulysse et ses compagnons pénètrent en son absence dans la caverne du Cyclope Polyphème. Ils en admirent l'installation, quand Polyphème arrive conduisant son troupeau. Il pousse ses brebis dans l'antre et en bloque l'entrée à l'aide d'un énorme bloc de rocher. Au bout d'un certain temps, il s'aperçoit de la présence des hommes. Sourd aux explications que lui donne Ulysse, il saisit deux de ses compagnons, les assomme et les mange pour son souper. Ulysse se met à chercher un moyen de lui échapper. Au soir du jour suivant, lorsqu'il s'est repu une nouvelle fois de deux compagnons d'Ulysse, celui-ci lui offre à boire, par trois fois, une coupe de vin. Il ne tarde pas à s'endormir, ivre. Alors Ulysse met son plan à exécution : il rougit au feu un épieu d'olivier qu'il a taillé et, avec l'aide de ses compagnons, le vrille dans l'œil unique du Cyclope. Réveillé en sursaut par l'atroce douleur, il ameute les autres Cyclopes alentour. - Quel mortel cherche à te tuer, Polyphème ?, lui demandent-ils. - "Personne !" (c'est le nom sous lequel Ulysse s'est fait connaître) ...et ils s'en vont. Cependant Polyphème a retiré la pierre de la porte et examine, en tâtant chacune d'elles, les brebis à mesure qu'elles sortent de la caverne. Ulysse imagine alors de faire sortir ses compagnons un à un, agrippés sous le ventre des béliers, qu'il a attachés par trois ; et lui-même s'échappe en se faufilant sous le ventre du plus gros des moutons.

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